Tentative en Alexandrin. Je n'ai pas forcément respecter un code très classique ni vérifié la présence d'un éventuel hiatus ( considéré comme disgraçieux avant ^^)

Sa vue s'est troublée face à l'assaut de son coeur,
Il l'a prise tout entière contre ces moeurs,
Médisances arborant leurs sourires ternes et fades,
L'amour les étiolent et ammorce sa parade.

Parade acajou sous les lueurs tamisées ,
Elle s'écoule, océan de terres voilées,
Sur la voûte échancrée de ses si tendres lèvres.
Ses lèvres frémissent sous le travail d'orfèvre.

Travail éponyme d'un amour versatile,
Baisers longs et courts entre ces regards fébriles.
Sa main longe un fleuve, torrent de pores ouverts,
Sa main inhale leurs senteurs aigres et amers,

Leurs calmes effluves l'embaument tout entière,
Son corps étouffe puis vacille dans l'éther.
Lourd ether d'une passion sempiternelle,
Amour voué à ce temple de chairs éternel.

À jamais à toi.
A jamais à moi.
A jamais à nous.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 19:15

La nature se fait conssomer par ses propres fruits.

La nature se fait conssomer par ses propres fruits.
Tout s'écroula dans un bruit sourd. La pierre dense s'éclatait de part en part, projetée à des années lumières. Sur l'herbe pullulaient des semences grises pour ternir le spectacle de couleurs vives. Ce ciment de poussière brouillait le paysage, l'effacant dans un tournoiement noirâtre. Naguère vivants végétals, vivaces arômes trop arômatiques , désormais trônait une nature décimée, accablée par sa propre colère convective. Dans de légers soubresaut de magnitude 9 sur l'échelle de richter, elle se fissurait. Gisement de trous béant , des obus de pierre s'enfoncaient dans sa peau, déchirant ses ligament de feuilles. Mais la nature est forte, elle ne gémissait pas, sinon par l'assourdissant tumulte qui régnait. Puis cela cessa, imprevisible fin.
Et toi, petit homme, que peux tu faire ? Gambader allègrement, rier dans ce vacarme de souffre ? Non, tu ne pourras que tousser, tenter de survivre et te faire piétiner par la lourdeur de la roche. Tu ne pourras que prévenir, tenter d'éluder en prenant guarde au trajet des ondes sismiques. Mais tu n'empêcheras pas ce tremblement de terre, tout comme tu n'empêcheras pas le tsunamie. La nature est auto-antropophage, mais elle est aussi capable de redonner ce qu'elle a dévoré. Tu es minuscules face à sa grandeur, mais tu voudras toujours la défier. Tu construiras des ponts, tu dompteras les fleuves, tu placeras des usines à côté d'elle, tu mangeras à macdo, tu l'amputeras de ses forêts et tu seras satisfait. Pourtant, c'est ta mère et tu es son fruit. Réfléchies.

# Posté le samedi 11 avril 2009 04:34

si nous mettions le cycle en dérision.

si nous mettions le cycle en dérision.
Il y a ce calme chaud et ces mouvements inaudibles. Dans cette atmosphère sereine les coeurs se sont soudainement asphyxiés. Transi d'effroi dans cette pièce trop acceuillante- je serre ta main moite-ils succombent un à un. L'angoisse, effronterie que l'on ne peut éluder, reste stoÏque. On ne la voit pas, on ne l'entend pas, mais nous sentons tous la sueur froide qui coule long de nos échines. On l'aperçoit lors d'instants fugitifs, elle n'a pas de forme singulière. C'est une masse translucide et contorsionnée qui nous réveille chaque nuit -si tu voyais comme je me cramponne, ta main a pris une teinte violacée- dans un sursaut mélé de poisseur. La réccurence amplifie son geste, lui donnant chaque jour plus de vigueur et de droiture. Dans cette attente insoutenable, nos doigts se crispent, nos ongles accrochent et crissent - je me suis mordue jusqu'au sang- sur le bois balafré de toutes parts. On en voit même qui s'arrachent les cheuveux , mordent dans leur propre chair avec l'espoir qu'elle ce dissipe, la peur. ça n'en finit pas, la ruche continue de se remplir. On est là, tremblotant malgré la promiscuité. Elle poursuit son chemin, se frayant un passage à travers les corps entassés les uns sur les autres-j'appuie ma tête contre ton épaule, secouée de larmes fébriles-et frappe au hasard dans cette orgie d'horreur. Nous on la regarde nopus assiéger, complètement impuissant. L'essaim et la reine. La poussière nous enfume les yeux, les bras suintent et éclaboussent les murs. L'air en s'agitant nous envoie les effluves d'urine imbibée de sang et de selles. On attend toujours-je n'en peux plus, je bascule et heurte le sol de pleins fouet...j'entend des voix dans ma vision impressioniste- et rien ne paraît. C'est alors que l'on entend des gémissements.-il y a une kyrielle de petits points blanchâtres et veloutés, j'ai envie de rire mais le sang a engluanté mon oesophage-Des hommes accourent, une masse s'accumule au pied dune femme...monticule de déambulations ou montagne lui chantant une berceuse_ je me suis endormie-. Une pointe d'émotion les a effleuré. Mais la chère et tendre impératrice reprend le contrôle de la situation. Les voilà de hnouveau sous son joug, recouvrant avec une fénésie démente le corps de la défunte. il n'y a plus d'uniformité, tous se sont éparpillés, reprenant avec ferveur le laborieux trevail et les nuits dénuées de sommeil. C'est mieux ainsi, ils oublient un temps. Il savent pourtant qu'elle est là, confidente torsionnaire, et qu'elle attend aussi...le moment propice. C'est un cycle, un éternel recommencement mais quelqu'un y a échappé. Volontairement ? Qu'en sait on, peut être est ce plausible. Il ne reste plus qu'à tranche, peser le pour et le contre et attendre, comme eux, comme elle. Redondance ?


Beckett a étudié l'interruption. L'homme est un être interrompu qui subit les répétitions, les obstacles plus ou moins pimentés. L'homme qui possède une psychologie plus ou moins altéré en fonction de facteurs très variables alliés à cette sorte de cacochymie ( cacochymie beaucoups plus étendu que ce qui la définie ). Mais les hommes ont au fond affaire ^à des obstacles similaires. On pourrait même dire que l'homme constitue un cycle pour lequel il a été formater : naître, survivre, perpétuer la race, mourir. Après tous Descarte affirmait bien que les animaux étaient des machines, or nous sommes des animaux catégorie mamifère. On pourrait aussi bien clamer le fait que les infinies possibilités, les suites d'évènements aléatoires enrichissant les statistiques sont la preuve irréfutable du clonage naturel qui s'opère. Enfin, la génétique nous codifient, nous ne sommes que nombre, liaison chimique et complexité des molécules.
POURTANT, il faut regarder au delà de cette science deshumanisé. Je suis là, peut être un amas d'adn mais bien présente. Souviens t'en !

# Posté le samedi 21 mars 2009 16:28

En attendant [et pas Godot, quoi que beckett soit particulièrement interessant]

Dans tes bras décousus ma tête est tombée. Dans ce petit creux que forme la courbe de ta nuque je me suis appuyée de tout mon poid. Tant est si bien que tu t'es vu en position de déséquilibre. En un court instant je vis le contortionniste. Mes mains sont descendues sur ta peau - tu avais la chair de poule - et se sont enfoncées dans les plis de celle-cie. Ta douceur m'affolais, j'ai posé ma tête contre ta poitrine pour écouter les battements légers de ton coeur. Mes lèvres touchèrent ton enveloppe dorée, la tentation était trop forte. Mes mains s'élancèrent lestement vers ton cou. Zèlé, tu attrapas la parure que j'aurais perdu dans ma spontanéité. En un court instant, je vis le jongleur. Je t'ai souris, tu m'as rendu cette joie impromptue, mais j'ai détecté ta fourberie. Sous le choc j'ai tenté de me défendre, coups que tu as esquivé avec une délicieuse agilité, pour finallement m'apprivoiser. En un court instant je vis le dresseur. Les sanglots montant à mes yeux, je me suis cramponé à ta peau, apposant mon pauvre crâne sur ta trachée soyeuse. Je n'ai rien laissé coulé, trop occupée à découvrir chaque parcelle de ton être. Inhaler le parfum de tes pores dilatés, escalader ce continent qui malgré le relief m'a hypnotisé. En un instant je te vis magicien. Et sous le toucher plume de tes doigts, je m'évadais. Tu t'es ensuite levé, m'invitant à m'asseoir sur une petite chaise. Je ne te voyais plus, ne percevant que le sifflement de l'air. Tout me paru d'une beauté extrême. Ouvrant grand les yeux, je te vis m'enserrant sur un trapèze, le rire s'évada. Il se prolongea dans la pièce écclectique. Heurtant tant d'élément hétérogène que sa durée me paru éternelle. Mais tu es tombé, j'ai vu le sol venir. Il me regardait d'un oeil sombre et poursuivait sa course. J'avais beau agiter les mains, les froufrous colorées de ma robe étincelante, il ne reculait pas. Sa proximité, sa...Il y eu un craquement éreintant qui contrastait avec la musique de romance clownesque. Un liquide pourpre dont je sentais la poisseur suintant de mon crâne, épanchement douloureux. Mon partenaire me regardait, à la fois stoïque et éploré. C'était ma vie cette seconde existence. Cet enchevêtrement de bleu ciel, de vert pomme et de rose framboise. " La vie ne fus donc qu'un cirque ?".

# Posté le vendredi 20 février 2009 14:41

Modifié le jeudi 05 mars 2009 05:06

*Hommage à huits onomatopées*

*Hommage à huits onomatopées*
Mes doigts engourdis s'affaissent dans ce coulis de notes, autour de mon cou se referme le noeud coulant de l'émotion. M'otant toutes respirations. J'hume le parfum audacieux d'arpèges qui s'émane du bois, imbibé de sève. Des broderies s'enfilent, alourdie de graves nuances. Elles s'échappent en filée de perle, s'enroulant sur le tissus de mes bras. Leur froideur m'entame, je plonge et puise au sein de lui. Sur lui je développe gracieusement un démanché, je m'élance dans la course effrénée d'un lyrisme à son apogée. les croches fusent, les noir se décroche, et chaque son s'harmonise en mineur. Soudain l'envi de basculer me prend, je heurte les cordes qui laissent leur striures sur ma peau pâle. Elles vibrent de vie, vibrent de musique.

La musique est une transmition à un corps inanimé d'une vitalité. C'est cette chaleur dont fait preuve notre corps et que nous mettons à disposition d'un être en usant notre énergie et effectuant une sorte de transfert.
Et c'est la vie dont s'accapare le deshumanisé qui rend son éclat à ce que contient une ridicule portée de 5 lignes .
La musique est cet art qui nous fera toujours dégurgiter nos sentiments. C'est cette existence à la fois rationelle et artificielle dont on s'éprend et dont on ne peut se lasser tant elle nous a enlacé.
Codifiée ou détournée pour une vision dans toute son ampleur, la musique révèle l'homme, ce contenu qu'il s'attache à dissimuler.
Après tout, la flamme ne vient elle pas d'une étincelle ?
Tout est lié...

# Posté le dimanche 08 février 2009 06:30

Modifié le vendredi 20 février 2009 16:36